Revue systématique réalisée dans le but d’identifier quelle est l’implication des familles dans la prise de décision du choix de traitement(s) d’une maladie chronique . Les principaux résultats mettent en évidence les rôles, les besoins, le type d’influence et d’attitude de la famille, ainsi que des facteurs influençant leur implication. 


POSTER SCIENTIFIQUE

Le processus de décision médicale partagée médecin-patient : Quelle place pour le proche ? Une revue systématique.

Objectif

La décision médicale partagée est un processus qui permet au patient de participer activement aux décisions médicales. Dans ce cadre, plusieurs études montrent que les proches peuvent avoir une place importante auprès du patient. L’objectif de cette revue systématique est d’explorer la place du partenaire ou de la famille dans la prise d’une décision médicale (PDM), lorsque le patient est un adulte et n’a pas de troubles cognitifs perturbant sa capacité à participer à la décision.

Méthode

Les bases de données Cochrane Library, PsycINFO, PubMed et ScienceDirect ont été interrogées, et complétées par des références de la littérature grise.

Résultats

Quarante études ont été retenues, publiées entre 1997 et 2016. Les résultats indiquent que le proche (famille ou partenaire) a une place importante dans la PDM. Il peut avoir une influence directe en échangeant avec le patient, ou une influence indirecte en considérant l’impact potentiel du choix sur la famille. De plus, les patients et les proches souhaitent avoir et/ou adoptent un rôle qui va de la passivité à la domination dans la PDM, et dans les échanges patient-soignant-proche. Le patient souhaite que son proche intervienne dans la PDM, mais la décision finale sera prise uniquement par le patient. Les proches amènent des arguments similaires. Par ailleurs, la famille participe davantage à la PDM dans le cadre de maladies comportant un risque létal. Enfin, de nombreux facteurs influencent la participation de la famille dans la prise de décision (e.g. âge, connaissances médicales, langue parlée par le patient).

Conclusion

Les proches ont un rôle important d’aide à la PDM, notamment en soutenant ou en accompagnant le malade. Toutefois, il faut être attentif à ces proches qui peuvent avoir une attitude soutenante, mais aussi dominante ou ressentir une détresse importante pendant le processus de décision.

Auteurs

Montalescot L.1
Lamore K.1
Untas A.1


1 – Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé, Université Paris Descartes, Boulogne-Billancourt

Soutien financier

Aucun

Congrès où le poster a été présenté

IXème Congrès de l’Association Francophone de Psychologie de la Santé (AFPSA), 14-16 décembre 2016, Lyon, France

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